La vie de Sainte Aure

La vie de Sainte Aure

Paris Vox propose à ses lecteurs une série de biographie sur les saints personnages qui ont fait la gloire de l’Eglise de Paris, l’une des plus anciennes de Gaulle, et qui font encore aujourd’hui le prestige de la Capitale.

 


Sainte Aure, Supérieure du premier couvent parisien

Cette sainte fille, française de naissance, se fit connaître par sa piété et sa vertu du temps des rois Dagobert Ier et Clovis II. Saint Eloi, qui vivait alors à la cour, et qui connaissait toutes les personnes distinguées par leur piété dans Paris, résolut d’établir un monastère de filles. Aidé des libéralités du roi Dagobert, il convertit sa propre maison en couvent, et y assembla trois cents vierges chrétiennes qui toutes avaient choisi le Seigneur pour l’époux de leurs cœurs. Cette institution remonte à l’année 651, et est le premier établissement de filles connu dans Paris. Aure, fille de Maurin et de Quirie, tous deux chrétiens fervents, fut chargée par saint Eloi de la direction de cette communauté. On peut facilement juger du mérite de cette vierge chrétienne, sait en vertu et en perfection, l’appelle, dans sa Vie de saint Eloi, une fille digne de Dieu.

Aure mérita cet éloge par ses soins à faire fleurir la véritable piété parmi ses religieuses, dont elle fut le modèle et la mère. Elle gouverna son monastère pendant trente-trois ans , et eut la consolation d’y voir servir Dieu avec une grande ferveur.

Saint Eloi, élevé sur le siège de Noyon, prit toujours une part active à la direction de ce monastère et entretint un commerce de lettres avec sa sainte abbesse. Il lui apparut un jour dans une vision et lui apprit que le terme de sa vie approchait : Aure en fut remplie de joie et inspira à ses religieuses les sentiments qui l’animaient. Elle se prépara alors avec une grande ferveur au passage de l’éternité, étant ravie d’aller jouir bientôt de la présence de son Dieu. Ce moment arriva le 4 octobre de l’année 666, où elle mourut de la peste avec cent soixante de ses religieuses, qui furent toutes victimes du même fléau.

Elle fut d’abord enterrée au cimetière de Saint- Paul, près de l’église de ce nom, que saint Eloi avait destiné pour servir de sépulture aux religieuses de son monastère ; mais cinq ans après, les reliques de la bienheureuse abbesse furent transférées solennellement à Paris et déposées dans l’église de Saint-Martial. Ces reliques furent de nouveau transportées dans l’église de Saint-Paul, le 3 avril 1402 ; elles étaient renfermées dans une belle châsse ; mais elles n’y restèrent pas longtemps, et furent une seconde fois rapportées au monastère de Saint-Martial , où on les exposait à la vénération des fidèles. La ville de Paris a souvent éprouvé les effets de sa puissante intercession dans des moments de calamités publiques. Sa fête se célèbre le 5 octobre.

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Une fin du monde sans importance