La vie de Saint Céran

La vie de Saint Céran

Paris Vox propose à ses lecteurs une série de biographie sur les saints personnages qui ont fait la gloire de l’Eglise de Paris, l’une des plus anciennes de Gaulle, et qui font encore aujourd’hui le prestige de la Capitale.


Saint Céran, évêque de Paris

Céran ou Céranne succéda, vers le commencement du septième siècle, à Simplice, sur le siège de Paris et gouverna son église pendant à peu près vingt ans , sous le roi Clotaire II. Sa piété, son zèle et sa charité le rendirent recommandable et en firent un prélat comparable aux évêques de la primitive église. Il avait une dévotion particulière pour les saints martyrs, dont il fit recueillir les actes avec soin. Il obtint de Warnahaire, clerc de l’église de Langres, la vie de saint Didier, évêque de la même ville, ainsi que les actes des martyrs saints Speusippe, Eleusippe et Meleusippe, trois frères triplés, immolés pour la foi catholique en Cappadoce, selon toute apparence sous Marc-Aurèle. Les reliques de ces martyrs furent apportées en France sous les rois de la première race, et conservées à la cathédrale de Langres. Saint Céran en établit aussi la mémoire dans l’église de Paris, et c’est depuis cette époque que l’on en fait la commémoration le 17 janvier.

Sous l’épiscopat de saint Céran fut célébré le cinquième concile de Paris, auquel ce pontife assista. Ce concile que les plus habiles critiques placent à l’année 615 , était composé de soixante-dix-neuf évêques, et fut tenu dans l’église des Apôtres Saint-Pierre et Saint-Paul, dite depuis Sainte-Geneviève. II est à regretter qu’aucun historien ne nous ait conservé la Vie de notre vertueux prélat, qui aurait certainement fourni des détails précieux ; car un épiscopat de vingt ans dût être fécond en évènements glorieux pour un homme d’une si haute sainteté. On ignore l’année de sa mort ; mais il est certain qu’il ne vivait plus en 625, puisque Leudebert a souscrit en qualité d’évêque de Paris au concile de Reims, célébré cette année-là.

Saint Céran fut enterré dans la chapelle souterraine de l’église de Sainte-Geneviève, à gauche du corps de la sainte. Le Martyrologe de France marque sa fête au 27 septembre. On enchâssa son corps pendant le treizième siècle, et l’on faisait la fête de la translation de ses reliques le 16 novembre, jour auquel on les exposait à Sainte-Geneviève.

Théodore-François-Xavier Hunkler

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