Vélib’ : la Ville de Paris au secours de Smovengo

Vélib’ : la Ville de Paris au secours de Smovengo

Paris Vox – La Ville de Paris va apporter l’expertise de ses services à la rescousse de Smovengo pour essayer de résoudre les difficultés que rencontre le déploiement laborieux du nouveau Vélib’ dans la capitale.


« Opérationnellement, grâce à l’expertise de ses services, la Ville de Paris soutient le Syndicat pour contribuer à bien identifier les difficultés rencontrées par Smovengo et permettre leur résolution au plus vite », a indiqué à l’AFP le syndicat d’élus.

Le syndicat, qui rappelle par là même qu’il est à la manœuvre aux côtés de la Ville sur la gestion du service de vélo en libre-partage, ajoute que les deux acteurs de ce projet sont bien conscients des désagréments subis actuellement par les usagers Vélib’.

Un appel à candidature va être lancé « dans les jours à venir » dans le cadre de la mise en place d’un comité des usagers « afin de faire remonter les attentes des usagers et ainsi améliorer le service ».

Le nouveau Vélib’ du consortium Smovengo, qui prend péniblement la suite du groupe JCDecaux, connaît de nombreux ratés avec à peine plus de 300 stations opérationnelles, bien loin des objectifs de 600 stations au 1er janvier 2018 et de 1400 à la fin mars annoncés au moment de l’appel d’offre.

Face à la gronde et dans l’espoir de gagner en efficacité, Paris Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports de la maire de Paris Anne Hidalgo, avait auparavant indiqué à l’AFP que la Ville reprenait « les choses en main avec un pilotage beaucoup plus étroitement assuré par la Ville, sur le territoire parisien, avec des équipes qui vont piloter l’installation des stations ».

Dans un communiqué, le groupe d’opposition UDI-MoDem du Conseil de Paris s’est « inquiété de la mise à disposition de ces employés municipaux, durant leur temps de travail, dans le cadre d’un marché attribué au terme d’une procédure concurrentielle », s’interrogeant sur la « régularité d’une telle intervention ». En pointant un concessionnaire dont les « capacités techniques ont été manifestement surévaluées » et en enjoignant la mairie de « reconnaître sa responsabilité dans ce naufrage » le groupe « se demande à combien se monte la facture et qui va la payer ».

Le groupe PPCI (pro-Macron ex-LR), autre groupe d’opposition, a relancé sa proposition de « réaliser un audit par l’Inspection des services de la Ville pour que chacun arrête de se renvoyer la patate chaude de ce fiasco ».

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