Fake News : c’est celui qui le dit qui l’est !

Fake News : c’est celui qui le dit qui l’est !

Paris Vox – Emmanuel Macron semble vouloir s’attaquer aux « Fake News ». Cette annonce a fait réagir Jean Ernice qui explique pourquoi il faut défendre les médias alternatifs, cibles désignées de cette opération présidentielle.


Nous apprenons cette semaine qu’Emmanuel Macron veut lutter contre les “Fake News”.

Fort bien, mais on peut se demander si cette volonté de « lutte » ne cache pas autre chose. Et si ce n’est pas tout simplement une tentative de museler tout discours différent du sien, toute information échappant aux médias officiels.C’est tout de même ironique, sous couvert de servir la démocratie, on use fréquemment de lois qui vont à rebours et limitent la liberté d’expression… Le législateur, non content de financer abondamment certains titres de presse « mainstream », s’apprête donc à donner le coup de grâce aux médias qui ne sont pas politiquement corrects.

Un média détenu par un un industriel qui offre des pleines pages aux activités de son “patron” ne semble gêner personne. (Les exemples sont légions : déférence des journalistes du Monde vis-à-vis de Xavier Niel, contenu promotionnel pour le Rafale dans le Figaro de Dassault, ou encore articles élogieux sur l’Autolib de Monsieur Bolloré dans le quotidien gratuit CNEWS…). Par contre, haro sur l’Indépendant. Refuser la publicité c’est déjà être suspect.

Mais avant de légiférer sur les “ Fake News ” il conviendra de définir plusieurs termes
  • Qu’est ce que le faux ?
  • Qu’est qu’une information ?

Voilà deux des questions auxquelles le législateur va devoir répondre. Dans les rangs des nouveaux députés En Marche se trouve peut-être des agrégés de philosophie… Il est usuel d’entendre qu’une information est fausse, lorsqu’elle est délivrée fausse sciemment.  Dans ce cas, qu’en est-il, par exemple, d’une promesse de campagne qui ne sera jamais tenue ?

Emmanuel Macron est généralement le chantre de l’économie nouvelle et d’un libéralisme décomplexé. Il n’est pourtant pas l’héritier de décennies d’un système pour rien. Derrière ces apparences de réformateur Emmanuel Macron s’assure que les tenants réels du pouvoir le conserve. Ainsi certains médias « bien pensant » sont protégés dans cette optique. Les médias s’assurent des beaux jours de la dite démocratie libérale qui lui rend bien en retour !

Grands médias, fabricants de mensonges de masse et sélectionneurs d’information

Les « grands médias » qui prétendent donner des leçons d’éthique et de sérieux aux médias indépendants et alternatifs sont régulièrement pris la main dans le sac du mensonge ou de la manipulation, comme le démontre chaque année avec humour la cérémonie des Bobards d’Or organisée par la fondation Polémia. Quel est donc leur légitimité pour dire qui diffuse des « fake news » et qui n’en diffuse pas, comme peut notamment le faire le Décodex du Monde, n’hésitant pas pour ce faire à diffamer ses concurrents (voir : https://www.parisvox.info/2017/02/01/decodeurs-monde-diffament-paris-vox/) ?

France Inter affirmait qu’aucun terroriste islamiste n’avait emprunté les corridors humanitaires réservés aux migrants. Or cela est factuellement faux. Mais dans ce cas, pas de dénonciation de la “ Fake News ”. On change discrètement le titre et le chapeau de l’article sur Internet. Georges Orwell l’avait imaginé, le service public d’information le fait, la réécriture de l’histoire est En Marche…

Plus grave que l’information fausse est l’information tue ou tronquée.

Sans médias alternatifs, pas de faits gênants dénoncés. Car les médias de réinformation ou alternatifs imposent aux grands médias de trater certaines informations à qu’ils auraient préféré taire. Le “buzz” généré sur internet oblige les médias à révéler certains faits. Dernier exemple récent, la vidéo de la policière agressée à Champigny a été reprise sur Fdesouche plusieurs heures avant l’AFP. Les réseaux sociaux et les médias alternatifs ont rendu l’information incontournable obligeant les médias “autorisés” à se pencher sur celle-ci.

Alors il faut soutenir ces médias alternatifs, dissidents et de réinformation, parce que la Pravda, très peu pour moi !

Jean Ernice
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