Le revenu de base testé dans le 93 ?

Le revenu de base testé dans le 93 ?

Paris Vox – Plusieurs départements désirent expérimenter le revenu de base. Stéphane Troussel, président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, veut être l’un des départements pilotes pour tester ce dispositif.


Huit départements pour une phase test du revenu de base

Dans une tribune signée chez nos confrères du JDD, huit présidents de départements (Les présidents de Gironde, Jean-Luc Gleyze ; Aude, André Viola ; Ariège, Henri Nayrou ; Gers, Philippe Martin ; Meurthe-et-Moselle, Mathieu Klein ; Haute-Garonne, Georges Méric ; Ille-et-Vilaine, Jean-Luc Chenut ; Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel) expliquent leur volonté de tester le revenu de base.

Le revenu de base qu’est ce que c’est ?

C’est un revenu versé par une collectivité (le département dans ce cas) à l’ensemble de ses habitants. Le versement se fait sans conditions de ressources ou de revenus. Il n’est pas conditionné par le fait d’occuper ou non un travail.

Ce revenu de base était l’une des mesures proposées par Benoit Hamon alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle.

Si la mesure du revenu de base est généralement admise comme représentant un progrès social, voire comme un projet émancipateur pour le peuple, d’autres voix s’élèvent contre ce revenu. C’est le cas de Laurent Alexandre, spécialiste de l’intelligence artificielle. Selon lui, le revenu de base rate sa cible, et plutôt que de garantir une éducation digne de ce nom au peuple, on se rassure en lui versant un modeste revenu.

Ainsi il déclarait récemment :

« Le revenu universel de base est absolument suicidaire. Je pense que les gens qui le promeuvent comme Hamon sont les idiots utiles d’une intelligence artificielle. (…)

Si tous les gens qui ne sont pas complémentaires de l’IA, on les met sur le côté, on leur donne des jeux et du cirque, dans 50 ans on a Metropolis et dans un siècle on a Matrix.

Il faut qu’on se batte jour et nuit en réformant l’éducation et le système professionnel pour assurer la complémentarité des travailleurs, quel que soit leur niveau de qualification, avec l’IA. Sinon c’est un suicide collectif et c’est de l’irresponsabilité politique. Et pas seulement des politiques : c’est une irresponsabilité politique de l’ensemble de la société civile. »

Les propos tenus par Laurent Alexandre au Sénat sont résumés et compilés sur le site de Contrepoints, en suivant ce lien.