Conférence : « Le romantisme fasciste » de Paul Sérant

Conférence : « Le romantisme fasciste » de Paul Sérant

Paris Vox – Le mouvement Dextra poursuit son cercle de conférences en recevant, ce vendredi 13 octobre, à partir de 19 heures, l’universitaire  Olivier Dard pour évoquer le « Romantisme fasciste » de Paul Sérant qui vient d’être réédité chez Pierre-Guillaume de Roux.


Olivier Dard est un historien français, agrégé, docteur en histoire contemporaine et professeur à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV).

Après avoir obtenu l’agrégation en 1990, il soutient sa thèse en 1994 sous la direction de Serge Berstein à l’Institut d’études politiques de Paris (IEP Paris). Son travail s’intitule : « Les novations intellectuelles des années trente : l’exemple de Jean Coutrot ». Poursuivant une carrière d’enseignant et chercheur, il est maître de conférences à l’IEP de Paris, à l’université de Franche-Comté et à l’université Paris X de Nanterre. En 2001, il obtient son diplôme d’habilitation à la recherche puis est élu en 2003 professeur d’histoire contemporaine à l’université Paul-Verlaine à Metz. Depuis 2013, il est professeur à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV). Il co-dirige également l’axe 2 du LabEx EHNE : « Épistémologie du politique », dans le cadre de l’encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe.

Paul Sérant, nom de plume de Paul Salleron (né le 19 mars 1922 à Paris et mort le 2 octobre 2002 à Avranches dans la Manche), était un journaliste, essayiste et écrivain français. Sérant était le frère du journaliste et théoricien catholique Louis Salleron.

Paul Sérant est né le 19 mars 1922 dans une fratrie de neuf enfants.

Sous l’Occupation, il participa à un réseau de résistance. Après la Deuxième Guerre mondiale, il travaille au service étranger de la BBC. À la même époque, il manifeste un vif intérêt pour l’ésotérisme et les sciences occultes. Il se rapproche des cercles mystiques du mage Gurdjieff et il prend connaissance des travaux traditionalistes de René Guénon. Fidèle à cet héritage, il critiquera les positions de Louis Pauwels durant les années 1970.

Dans ses pamphlets, Sérant critiqua notamment le « centralisme » jacobin. Il estimait que la centralisation, telle qu’elle fut développée en France, bride les énergies et sacrifie l’identité et la réalité des anciennes provinces au nom de la « République une et indivisible », qui, à ses yeux, n’est qu’une abstraction intellectuelle. De la même manière, Sérant a proposé que soient restituées les libertés confisquées par l’État omnipotent et omniprésent, en soulignant : « Ces libertés et elles seules peuvent permettre le maintien des cultures, ou leur renaissance »[réf. nécessaire].

Difficile à classer sur l’échiquier politique, Sérant n’hésite pas à polémiquer autant avec la gauche que la droite. Ses travaux comptent toutefois plusieurs études sur des figures d’extrême droite et il défend volontiers des idéaux traditionalistes rappelant ceux de l’Action française.

Dans ses derniers essais, Sérant défend les langues minoritaires en France, il s’intéresse aux « vaincus » du XXe siècle, au folklore et au régionalisme. Au racisme, il propose le remède de l’« ethnisme » (tout en mettant en garde contre ses excès) qui fait l’apologie de la lutte des membres d’une communauté pour assurer son maintien.

Rendez-vous Vendredi 12 Octobre, à partir de 19 heures, au bar Le Molière, 12 rue de Buci, Paris 6e.

Paul Sérant
Conférence : « Le romantisme fasciste » de Paul Sérant

 

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