Promenade dans les cimetières

Promenade dans les cimetières

Paris Vox (Chronique) – En ces temps d’hyper-consommation forcenée dans lesquels certains semblent même être prêts à emprunter de l’argent afin de partir en vacances, histoire de voir si on s’ennuie mieux plus loin, il est temps de rappeler pourquoi il est aussi bien de rester à Paris. Il ne s’agit pas non plus de se retrouver dans les pièges à touristes de notre propre ville.


Allons donc voir des endroits dont ils n’ont jamais entendu parler et qui ne nous saliront pas et ne nous ruineront pas non plus.

Chaussez vos godasses de randonnée et suivez nous pour une promenade dans les cimetières de la capitale.

On commencera par celui de Charonne dans le 20ème. Il jouxte l’émouvante église de Saint-Germain-de-Charonne dont les travaux se sont terminés en 2016. Au passage on s’inclinera devant la tombe de Brasillach fusillé au fort de Montrouge malgré une pétition demandant sa grâce signée par Camus et Mauriac entre de très nombreux autres.

On continuera la promenade en allant au Père Lachaise dans le même 20ème. Au milieu de toutes les tombes illustres que contient ce gigantesque cimetière, on privilégiera la visite de la tombe de « l’anticapitaliste national » Edouard Drumont et on sourira en constatant que celle de Stavisky est juste à côté. Comme on est sur place, on passera voir le mur des fédérés histoire de se recueillir en souvenir des cent quarante-sept Communards fusillés à cet endroit par les Versaillais. Il serait dommage de laisser ce beau symbole aux seules organisations gauchistes qui ont sans doute oubliées que la Commune refusait l’abandon de l’Alsace et de la Lorraine.

Reprenons notre promenade et dirigeons nous maintenant vers le cimetière Montmartre où nous trouverons côte à côte les tombes de François Duprat ainsi que celle d’Henri Rochefort.

Nous terminons cette longue promenade à l’ombre des mannes de nos anciens au cimetière Montparnasse où se trouve la dépouille de Gabriel Syveton, espoir du nationalisme française découvert « suicidé » en 1904 et dont il est bon de se souvenir. Dans le même cimetière, nous trouverons aussi la tombe de Louis Veuillot qui dirigea le journal « l’Univers » ainsi que celle de Simon Petlura assassiné à Paris par le Guépéou de Staline.

On terminera la journée en ayant un peu mal aux pieds mais les yeux emplis des beautés de Paris et l’âme revigorée par l’exemple de ceux qui ont eu le courage que nous cherchons.

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