Publicités sur sites classés : Paris condamné.

Publicités sur sites classés : Paris condamné.

Paris Vox – L’affichage de publicités sur des sites classés, pendant le championnat d’Europe de football, été jugé illégal par le tribunal administratif de Paris.


Ce sont nos confrères du Figaro qui ont relayé en premier la décision du tribunal administratif. Certaines publicités affichées pendant l’Euro, l’étaient donc en contradiction avec la loi.

La publicité à Paris est régie par une législation précise. Elle dépend du code de l’environnement. Dans ce code, il est stipulé que la publicité est banni des sites classés de la capitale.

Le Champ de Mars et une partie des Champs-Elysées font partie de ces sites classés. Hors pendant le championnat d’Europe de football (Euro 2016), ces sites comprenaient beaucoup d’espaces publicitaires.

La Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) était à la base du recours devant le tribunal administratif de Paris.

Le tribunal a donné raison à l’association, et reconnait l’illégalité des publicités affichées sur les sites classés. La mairie devra verser 2 000 euros au titre de frais de justice à la SPPEF.

L’Euro 2016 étant terminé depuis un an, l’histoire n’est pas pour autant finie. On sait que la Mairie de Paris dispute actuellement à Los Angeles l’organisation des JO 2024. (voir notre article).

Dans le cadre de l’organisation des Jeux Olympiques en 2024 de nombreuses épreuves sont prévues sur des sites classés.

En cas d’obtention de l’organisation, les nombreux partenaires du Comité International Olympique (CIO) ne pourraient ainsi pas s’afficher sur de nombreux sites parisiens.

Certains sponsors du CIO pourraient faire grise mine suite à cette annonce. Est-ce que ces derniers pourraient faire pression sur les membres du comité olympique pour ne pas choisir la ville lumière ? C’est peu probable.

La Mairie de son côté nie le qualificatif de publicité et a décidé de faire appel de cette décision de justice. La manne financière que génère les publicités semble sans doute plus importante que la pollution visuelle pour les élus parisiens.