10 km de Paris : je l’ai fait !

10 km de Paris : je l’ai fait !

Paris Vox – Il y a une semaine se tenait la course des 10 kilomètres de l’Equipe à Paris. Un lecteur régulier de Paris Vox qui a fait la course nous a livré son sentiment et ses sensations. Merci à lui !


Tout a commencé courant 2014 où je me suis retrouvé au chômage durant une bonne partie de cette année. C’est à ce moment-là que je me suis remis pas mal en question sur bon nombre de sujets.

A cette occasion, il m’est venu à l’idée de me remettre à la course à pied.  Je m’y suis ré initié petit à petit.

Puis de fil en aiguille, j’ai pratiqué cette activité de manière plus régulière en utilisant l’application Runtastic surtout pendant les belles périodes de l’année à savoir le Printemps, l’Eté et l’Automne. La motivation n’est pas trop présente durant l’hiver.

Puis un jour, un ami de longue date (féru de course à pied également) m’informe qu’il a déjà participé à certaines courses organisées dont les 10 km de l’Equipe.

Comme indiqué sur le site de la course, le 10 km l’Équipe en quelques mots c’est  :

  • Le plus grand 10 km de France

  • Un 10 km 100 % parisien

  • Un 10 km festif et estival

  • La possibilité de courir seul, à deux (NOUVEAU) ou en équipe de 4 coureurs

Puis, c’est à moment-là que je me dis que cela représente plusieurs bonnes raisons d’y être  : pouvoir participer à une course dont la distance reste dans mes cordes et surtout avoir l’opportunité d’arpenter les rues de notre belle capitale.

Afin de préparer ce rendez-vous dans de bonnes conditions, je me fixe des programmes d’entraînement en effectuant des séances assez régulières (2 fois par semaine sur des distances oscillant entre 5 et 7 km) dans la forêt près de mon domicile. Cette préparation a été mise en place environ 2 mois avant l’échéance.

Puis, vient le moment où je me décide à m’inscrire à cette compétition (par le biais du site de la Course).

Je constate qu’il y a plusieurs sas de départ qui sont variables entre moins de 43 minutes de temps de parcours prévisionnel pour les profils les plus aguerris jusqu’à 1h05 et plus.

Mon ami cité précédemment m’annonce qu’il s’est inscrit dans le sas vert dont l’objectif de temps est de 54 minutes.

Je me décide de l’accompagner mais en restant un brin pessimiste. En effet, n’ayant pas l’habitude des courses officielles, cela me semble surdimensionné.

J-2 avant le départ de la Course, je me rends à Bastille afin de venir chercher mon dossard.

J’accède au village et goûtant l’ambiance de celui-ci, je ressens un bon présage. Après présentation de ma convocation et de mon certificat, je me retrouve avec mon dossard en poche.

J-1  : l’excitation est à son paroxysme si bien que la veille de cette grande messe parisienne j’ai du mal à trouver le sommeil.

Puis, en ce dimanche 11 juin 2017, je me rends à Saint Paul sur la ligne de départ de la course. Pendant que certains sont encore au lit à faire la grâce matinée (ce qui est mon cas les dimanches matin), il est environ 08h45-09H00 que je prends place dans mon sas.

L’ambiance est bonne. Nous sommes plus de 16000 participants.

Je me remémore mon double objectif qui est à la fois quantitatif (faire en sorte de réaliser mon temps de parcours en moins d’une heure sans me mettre de pression) et qualitatif (me faire plaisir et c’est le principal).

Afin de détendre l’atmosphère, je profite de l’occasion pour prendre quelques photos en souvenir et en les diffusant sur ma page Facebook.

09H30  : La course commence. Après avoir enclenché mon application Runtastic, je ressens une grosse excitation de pouvoir partager ce moment avec d’autres coureurs et de pouvoir fouler le bitume parisien. D’ailleurs, n’ayant pas l’habitude de courir sur cette surface, en amont je doutais de mes capacités.

Je suis tellement pris dans l’engouement et par l’ambiance de la course que je finis par en faire totalement abstraction.

De ce fait, après avoir passé l’Hôtel de Ville et être arrivé à Châtelet, je vois le panneau indiquant le premier kilomètre parcouru que j’ai l’impression de ne pas avoir couru autant.

Puis, nous longeons le Musée du Louvre. 2 Km parcourus  !

Puis, nous empruntons l’avenue de l’Opéra. Je commence à ressentir une première fatigue en voyant sur la file de gauche les coureurs qui étaient partis avant nous. Je ne suis plus trop rassuré. Puis après avoir contourné l’Opéra et l’avenue du même nom, je vois apparaître le panneau 4 Km. Je reprends confiance en me disant que j’ai fait le plus gros.

Puis, nous voyons les stands de ravitaillement (le long des jardins des Tuileries) qui sont les bienvenus sous ce cagnard parisien. Afin de ne pas perdre trop de temps, je ne m’éternise pas longtemps. Après avoir bu deux bouteilles d’eau de 50 cl chacune et après m’être hydraté la tête, je reprends la course sans avoir perdu le rythme. Puis nous contournons la Madeleine.

Je me dis au fonds de moi que c’est une chance inespérée de pouvoir parcourir cette belle capitale devant de si beaux monuments.

Plus de 6 km parcourus, je passe à proximité de l’Obélisque de la Concorde. Je vois sur ma droite la plus belle avenue du monde puis quelques secondes après la Tour Eiffel.

Ensuite, j’emprunte le quai des Tuileries puis le long tunnel qui nous mène aux voies sur berge.

Je profite de l’occasion pour écouter les conseils d’une de nos meneuses de course très charmante.

Cela fait déjà 7 km dans les pattes  !

Ce n’est pas le moment le plus intéressant de cette course dès lors que j’arrive dans le tunnel.

Cela fait un contraste avec ces monuments vus de près et je me dis qu’il ne faut pas être claustrophobe. Cela gâche un peu tous les plaisirs ressentis.

Le tunnel est tellement long que je me demande si je vais enfin voir apparaître une lueur.

Puis celle-ci fait son apparition. C’est le soulagement.

Je me retrouve sur la Voie Pompidou et c’est un moment d’extase  : courir près de la Seine tout en longeant d’autres beaux monuments comme la belle cathédrale Notre Dame de Paris.

C’est à ce moment-là que je me rends compte que cela fait un moment que je n’ai plus prêté attention aux kilomètres parcourus. Je reste conscient que la ligne d’arrivée n’est plus très loin.

Beaucoup de gens nous soutiennent sur le bord de la route.

Puis je vois apparaître le panneau 9 km. C’est là que je me dis «allez donne tout c’est maintenant ou jamais». Puis quelques minutes après, je vois cette ligne d’arrivée.

Je consulte mon application et je m’aperçois que j’ai effectué mon parcours durant un peu plus de 55 minutes. Je me surprends moi-même et je me dis que finalement le temps peut être minoré dans la mesure où j’ai enclenché mon chronomètre peu de temps avant le départ et je l’ai arrêté peu après l’arrivée.

Puis je retrouve mon ami de longue date qui est arrivé peu de temps après moi.

Une jolie médaille en souvenir nous est remise. Le stand ravitaillement est à nouveau le bienvenue. Nous faisons le plein d’énergies avec bananes, eaux…

Bien que lessivé de cette course, je ressens un nouvel enthousiasme d’avoir atteint mon double objectif cité précédemment.

Une fois arrivé chez moi, je vois apparaître mon temps officiel de parcours (un peu moins de 55 minutes). Je ressens une grosse fierté. Je réalise que j’a presque atteint l’objectif du sas de départ qui me semblait inespéré dés le début.

Mes prochains objectifs  : participer aux 20 km de Paris avec arrivée à la Tour Eiffel si je ne m’abuse et le marathon de Paris.

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