La Chapelle : les femmes victimes de harcèlement dans les rues

La Chapelle : les femmes victimes de harcèlement dans les rues

Paris Vox – De nombreuses femmes du quartier de La Chapelle-Pajol, situé dans l’est parisien, se plaignent de ne plus pouvoir se déplacer sans essuyer des remarques et des insultes de la part de certains hommes.


Au cours des derniers mois, le quartier La Chapelle-Pajol  est en effet progressivement devenu une zone de non-droit. Les rues y sont désormais occupées par des groupes de dizaines d’hommes, notamment des vendeurs à la sauvette, des dealeurs, et surtout des migrants et  des passeurs, qui harcèlent notamment les femmes.

Révoltées, les habitantes du quartier ont décidé de lancer une vaste pétition pour dénoncer la situation et ce quotidien de plus en plus oppressant. Celui de femmes et de  jeunes filles qui ne peuvent plus sortir seules, porter une jupe ou un pantalon trop près du corps sans recevoir des bordées d’injures. L’une d’elles raconte au Parisien avoir subi un jet de cigarette allumée dans les cheveux.

Toujours dans Le Parisien, Nathalie, 50 ans, qui revendique trente années dans le quartier et constate un climat « inédit » ces derniers mois, témoigne : « Ce sont des injures, des réflexions incessantes. L’ambiance est angoissante, au point de devoir modifier notre itinéraire, notre tenue vestimentaire. Certaines ont même renoncé à sortir de chez elles ». A l’image de cette vieille dame de 80 ans, agressée sexuellement alors qu’elle rentrait dans son immeuble, et désormais retranchée dans son appartement.

Les femmes de La Chapelle le savent : porter plainte aurait malheureusement peu d’effets. Alors, d’un commun accord, elles ont décidé d’organiser prochainement une « marche exploratoire ». Ensemble, elles parcourront tous les lieux du quartier où elles sont indésirables. Puis, rendront compte, aux pouvoirs publics de leurs observations… Il n’est pas sûr que le remède soit à la hauteur du mal, tant la situation semble dégradée sans que les pouvoirs publics ne réagissent aucunement. De peur de « stigmatiser » certaines populations nouvellement arrivées dans la zone ?

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