A Champigny sur Marne, face à la violence des bandes : un sociologue

A Champigny sur Marne, face à la violence des bandes : un sociologue

Paris Vox – Vendredi dernier, le 13 mai, la police était intervenue à la sortie du Lycée Langevin-Wallon pour séparer des bandes s’affrontant à coups de gazeuses lacrymogènes et d’armes diverses. Deux élèves et un professeur avaient été blessés dans la rixe. Face à ces nouveaux faits de violence, récurrents, les enseignants avaient alors argué de leur « droit de retrait ». Ils ont aujourd’hui repris le travail mais les problèmes ne sont évidemment pas pour autant réglés. Les tensions permanentes, l’ambiance délétère et la peur usent les nerfs du corps enseignant. Afin de tenter de répondre à leurs craintes, le sociologue Marwan Mohammed est venu répondre aux questions des enseignants du lycée.

Marwan Mohammed a donc débuté son intervention par une description des phénomènes de bandes entre « rivalités territoriales» et « enjeux honorifiques », puis il s’est penché sur le « que faire » face à ces situations de violence.

« Il faut connecter le lycée à la rue », a expliqué le sociologue, « créer une chaîne d’acteurs et faire discuter la ville, la prévention spécialisée, l’Education nationale pour créer un « circuit de refroidissement »… ». Et bien sûr « parler », « communiquer », « dédramatiser », « mettre les jeunes en confiance »…

Un discours qui semble avoir rassuré certains enseignants tandis que d’autres, plus dubitatifs, ont l’impression de l’avoir déjà souvent entendu sans qu’il porte ses fruits dans la réalité.

La sociologie face à des voyous cagoulés et armés de barres de fer, l’avenir dira si le traitement est à la hauteur du mal.

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