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« L’affaire de Cergy »

« L’affaire de Cergy »

Paris Vox – (via Journal Présent)-  Il n’y a bien que les éditorialistes de Libération pour ne pas s’en rendre compte : le « vivre-ensemble » – cette obligation « morale » contraignant des gens qui ne souhaitent aucunement cohabiter à le faire malgré tout – a sérieusement du plomb dans l’aile. Dernière démonstration dans la ville de Cergy (Val d’Oise) qui a été le théâtre, dimanche 30 mai, d’un « incident raciste » qui fait depuis lors grand bruit.

La scène, filmée et diffusée sur Twitter, s’est déroulée devant un restaurant. On peut y voir un jeune livreur noir pris à partie et frappé par un individu professant des insultes à caractère raciste. Mais alors que les associations et autres professionnels de l’antiracisme officiel et de la bien-pensance culpabilisante se frottaient déjà les mains, on découvrait que l’agresseur, aux propos particulièrement haineux, n’était pas le Dupont Lajoie attendu et espéré mais un maghrébin se revendiquant algérien.

Sur la vidéo, tournée par une voisine, on entend notamment l’agresseur – visiblement mieux informé sur la réalité de l’esclavage que de nombreux journalistes et politiciens français –  déclarer, au milieu d’une bordée d’injures : « Je suis Algérien, vous êtes des esclaves, pendant 800 ans, on vous a vendu comme du bétail… ».

Une enquête a été ouverte et, selon le parquet de Pontoise, des identitifications seraient en cours. Plusieurs personnalités politiques ont également tenu à réagir, notamment la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, qui a annoncé faire étudier la possibilité d’un signalement au procureur de la République via l’article 40. Le député du Val-d’Oise pour sa part, l’ineffable Aurélien Taché (celui qui compare le voile islamique à un serre-tête et ne comprend pas pourquoi l’Etat « se mêle des histoires de polygamie ») a affirmé avoir déposé « une plainte contre X” auprès du procureur de la République de Pontoise à la suite de cette “inadmissible agression raciste”.

Si tout le monde s’accorde sur le caractère odieux de ce fait divers, on pourra cependant noter que bien qu’elle soit hautement revendiquée et même hurlée à plusieurs reprises, la nationalité  du voyou raciste est étrangement absente de nombre des articles de presse relatant l’affaire. Surprenant, n’est-il pas?

Suite à la diffusion des images de l’agression, près de 150 personnes se sont rassemblées lundi après-midi devant le « Brasco », le restaurant où s’est déroulée l’agression,  à l’appel du collectif de la « Brigade anti-négrophobie ». Parallèlement, de nombreux messages invitant à « retrouver » l’auteur de l’agression ont circulé sur les réseaux sociaux, faisant craindre des opérations de « représailles » et des violences inter-communautaires. Face à ces tensions, la police a demandé de « ne pas relayer les témoignages haineux et de laisser l’enquête se dérouler ». De son côté, le propriétaire du restaurant dément le fait que l’agresseur soit l’un de ses employés et affirme avoir remis à la police toutes les bandes de vidéo-surveillance de son établissement afin de le confirmer.

Quoi qu’il en soit, une fois encore, loin des beaux discours lénifiants et des utopies pontifiantes, la société mutliethnique révèle son véritable visage, celui de l’anomie et du chaos, celui d’un communautarisme exacerbé qui ne peut mener à terme qu’à la guerre de tous contre tous.

Xavier Eman