Paris libéré… Bayonne occupé…

Paris libéré… Bayonne occupé…

Paris Vox (Tribunes) – Un lecteur parti quelques jours dans son pays basque natal nous livre son sentiment sur l’état de siège que subit la ville de Bayonne du fait de l’organisation du G7 dans la ville voisine de Biarritz.

« Comme de nombreux parisiens, je ne suis pas né sur les rives de Seine. Ce sont les rives de l’Adour qui m’ont vu grandir. Alors comme chaque année, je retrouve mes proches sur les terres familiales dans mon pays Basque. N’en déplaise à Anne Hidalgo et ses amis, j’ai dû quitter Paris avec mon automobile. Prendre le train aurait été une option si son coût n’avait pas été aussi prohibitif… 

Mon épouse était quelque peu chagrinée par le fait de quitter Paris alors que l’on fête les 75 ans de sa libération. Les festivités préparées par la Mairie de Paris auraient permis selon elle de faire comprendre à nos enfants la réalité de la France occupée.

Mais finalement, c’est cette semaine bayonnaise qui aura eu un parfum d’occupation. Commerces fermés, vitrines protégées, contrôles policiers incessants…

Omniprésence policière…

J’avais d’aileurs dans la tête la chanson de Maurice Chevalier en marchant dans les rues du coeur de ville,

Par précaution on a beau mettre

Des croisillons à nos fenêtres

Passer au bleu nos devantures

Et jusqu’aux pneus de nos voitures

Désentoiler tous nos musées

Chambouler les Champs Elysées

Emmailloter de terre battue

Toutes les beautés de nos statues

Voiler le soir les réverbères

Plonger dans le noir la ville lumière 

Boutiques barricadées…

Les interdictions de circuler en voiture se multiplient également. La cause est simple, le G7 est organisé à Biarritz, à quelques kilomètres ; et les « grands de ce monde » ne veulent pas risquer d’être dérangés par le bon peuple dont ils ont la charge…

Finalement, les enfants auront pu comprendre ce qu’est une ville occupée, une ville placée sous régime policier ! Les levers de drapeaux et célébrations parisiennes ne pouvaient pas rivaliser avec mon Bayonne d’enfance que je retrouve aujourd’hui en état de siège. »

Ville déserte en plein mois d’Août…
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