Editions : nouvelles publications autour de Céline

Editions : nouvelles publications autour de Céline

Paris Vox –  Les chiens aboient autour de la réédition avortée des « pamphlets », la caravane de l’édition célinienne passe… Deux nouveaux ouvrages en lien avec l’auteur du « Voyage au bout de la nuit » viennent en effet de paraître.


« Elizabeth Craig, une vie célinienne » de Pierre Monnier (Editions Robert Laffont)

Égérie de Louis-Ferdinand Céline, dédicataire et inspiratrice du Voyage au bout de la nuit, la danseuse américaine Elizabeth Craig a joué un rôle essentiel dans la vie amoureuse de l’écrivain.

Issue d’une famille de la bourgeoisie californienne, Elizabeth Craig a rêvé très tôt d’une carrière de grande ballerine, projetant sa soif de réussite dans l’art et la danse. Danseuse de revue à Broadway, elle mène une vie d’aventures qui la conduit au milieu des années 1920 dans le Paris des Années folles.

En entrant dans la vie du docteur Destouches, Elizabeth Craig va participer à la naissance de l’écrivain et prendre place dans la fiction célinienne. Elle deviendra le modèle de nombreux personnages féminins, sinon le modèle de la féminité célinienne. La danse et les danseuses étaient pour Céline l’objet d’une véritable adoration.

Sensuelle et amorale de nature, Elizabeth Craig n’aura jamais de scrupules à rechercher l’amour au-delà des interdits. Ce goût commun pour le désordre sexuel nourrira sa relation intime avec Céline, Elizabeth se soumettant aux fantasmes de l’écrivain et aux  » combinaisons  » dont il avait un besoin vital pour y trouver un de ses moyens d’inspiration. Elizabeth Craig ne fut pas non plus étrangère à l’antisémitisme célinien, même si celui-ci préexistait à leur rencontre. Céline focalisera sa haine des juifs sur le rival américain qui lui succéda dans le coeur d’Elizabeth. Cette dernière est morte en 1989 sans que les deux amants ne se soient jamais retrouvés.

Céline
Editions : nouvelles publications autour de Céline

« Madame Céline » de David Aliot (Editions Tallandier)

 » Tu es un petit ange de génie et de fidélité .  » Ainsi Céline parlait-il de sa femme, Lucette Almanzor, connue sous le nom de Madame Céline. De leur rencontre en 1936 dans un studio de danse jusqu’à la mort de l’auteur de Voyage au bout de la nuit en 1961, la danseuse et l’écrivain ne se sont jamais quittés. Toute en grâce et en légèreté, elle a vingt ans de moins que lui. Célèbre, il l’aide pour sa carrière. Elle est dépensière, il est radin, elle est charmante, il est bourru, elle est élégante, il est mal habillé. En 1943, ils se marient, pour le meilleur parfois, comme pour le pire souvent. L’Occupation à Montmartre, la fuite à Sigmaringen, l’exil au Danemark, elle a tout supporté par amour et fidélité. Quand le couple rentre en France après six années d’exil, avec le chat Bébert, il s’installe dans un pavillon à Meudon où il ouvre un cabinet médical, tandis qu’elle donne des cours de danse. Grâce à des archives inédites et des témoignages surprenants, David Alliot, spécialiste de Céline, perce le mystère de cette étrange alchimie qui unit ce couple pas tout à fait comme les autres. Gardienne de sa mémoire, elle veillera à la postérité de l’oeuvre de son mari. Jusqu’à son dernier souffle, Madame Céline recevra chez elle le tout Paris des lettres, admiratif et nostalgique, qui l’écoute raconter ses incroyables souvenirs. Pour la première fois, l’extraordinaire destinée de cette femme aussi discrète que mystérieuse nous est dévoilée.

 

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